Ils veulent soutenir tous leurs élèves. Pourtant, plusieurs enseignants du secondaire doutent de la faisabilité de l'inclusion scolaire pour ceux qui présentent des difficultés d'adaptation. Notre étude, menée auprès de 458 enseignants de la région de Québec, met en évidence ce tiraillement entre idéaux et réalités du terrain.
Les écoles secondaires québécoises accueillent un nombre croissant d'élèves présentant des difficultés d'adaptation. Plus largement, les élèves identifiés comme ayant un handicap ou des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage représentent aujourd'hui près d'un élève sur trois dans les classes ordinaires.
Ces jeunes peuvent faire face à un ensemble de défis sur les plans social, émotionnel et comportemental : difficulté à réguler leurs émotions, impulsivité, conflits avec les pairs, opposition aux consignes, difficulté à rester engagés dans les tâches scolaires ou à organiser leur travail. Pour ces élèves, la réussite scolaire dépend en grande partie de la capacité des enseignants à adopter des pratiques inclusives.
Or, les attitudes des enseignants jouent un rôle clé dans la qualité de ces pratiques. Un enseignant qui doute de la faisabilité de l'inclusion scolaire ou qui se sent inconfortable face aux comportements difficiles risque de continuer à utiliser des approches moins adaptées, limitant ainsi les chances de réussite des élèves concernés.










