Pour assurer sa prospérité économique et se démarquer dans un contexte mondial de plus en plus incertain, le Canada devra renforcer sa capacité à former les meilleurs talents, à mobiliser ses forces en recherche et à faire de l'innovation un pilier de sa souveraineté. Pour ce faire, il devra améliorer l'accès aux occasions d'études et d'acquisition de compétences, et soutenir la croissance et l'évolution des collectivités du pays dans une économie en mutation.
Le mémoire prébudgétaire d'Universités Canada présente les universités comme des partenaires essentielles dans l'atteinte de ces objectifs nationaux. Véritables moteurs économiques, les universités injectent 48,6 milliards de dollars par année dans l'économie canadienne, soutiennent plus de 410 000 emplois et produisent annuellement 19 milliards de dollars en recherche-développement. Elles permettent également à plus de 1,5 million d'étudiants et étudiants d'acquérir les compétences et l'expérience nécessaires pour intégrer le marché du travail, gagner de bons salaires et renforcer la productivité du pays. En milieu rural ou urbain, elles soutiennent l'économie locale et contribuent en large partie à la préparation de la main-d'œuvre.
Les universités canadiennes jouent un rôle déterminant pour développer les talents, les compétences et la culture d'innovation indispensables à l'économie. Or, pour leur permettre de participer pleinement aux priorités nationales, le gouvernemental fédéral doit aussi y mettre du sien.
« La prospérité économique du Canada repose sur sa capacité à former les talents, à stimuler l'innovation et à livrer concurrence sur la scène mondiale, a déclaré Gabriel Miller, président-directeur général d'Universités Canada. Les universités sont au cœur de cet effort, mais l'aptitude du secteur à contribuer aux efforts nationaux à la hauteur attendue est mise à rude épreuve. Le budget de 2026 est l'occasion pour le gouvernement fédéral d'utiliser les leviers politiques dont il dispose pour renforcer les assises du pays et lui donner les moyens de relever les défis futurs. »
Le mémoire de l'association contient quatre recommandations pour une action fédérale coordonnée :
- Se démarquer pour attirer les meilleurs talents au monde : Faire de la Stratégie en matière d'éducation internationale du Canada une véritable stratégie internationale en matière de talent, de recherche et d'innovation en enseignement supérieur pour faire face à l'intensification de la concurrence mondiale, en veillant à ce que les politiques fédérales favorisent l'attraction des talents au pays, l'élargissement des partenariats de recherche et la diversification des exportations sur les marchés prioritaires.
- Doter les Canadiennes et Canadiens des compétences nécessaires à l'économie du pays : Investir de façon cohérente et stratégique dans les bassins de talents canadiens en faisant des universités des partenaires de premier plan dans l'élaboration et la mise en œuvre des initiatives fédérales en matière de main-d'œuvre - notamment l'apprentissage intégré au travail, le programme de compétences en défense et les alliances pour la main-d'œuvre - dans le but de renforcer les bassins de talents régionaux et de prioriser la formation professionnelle des anciennes combattantes et anciens combattants et des personnes en milieu de carrière dans des domaines d'importance stratégique.
- Mettre la recherche universitaire au service des objectifs nationaux : Mobiliser pleinement l'écosystème de recherche universitaire canadien pour renforcer les capacités souveraines en déployant des mécanismes à grande échelle, comme des points d'entrée standardisés et un financement couvrant tout le continuum de l'innovation, dans l'objectif d'arrimer la recherche universitaire aux priorités du gouvernement fédéral en matière de défense, d'intelligence artificielle et de recherche à double usage.
- Renforcer les capacités des établissements en leur accordant un allègement fiscal ciblé et responsable : Au moyen des mécanismes fiscaux existants pour garantir un déploiement rapide et efficace, porter à 100 % le taux de remboursement de la TPS/TVH des universités, tout comme celui des municipalités et des autres organismes d'intérêt public. Cette mesure permettrait aux établissements de réaliser des économies estimées à 240 millions de dollars par année et de réinvestir ces sommes dans les activités liées directement à leur mission, soit l'enseignement, la recherche et le soutien aux étudiantes et étudiants.
En adoptant une stratégie coordonnée misant sur les leviers fédéraux en matière de compétences, de recherche, d'immigration et de politique fiscale et tirant pleinement parti des forces des universités, le gouvernement peut renforcer la main-d'œuvre, la productivité et la souveraineté du Canada et ainsi assurer la prospérité économique du pays.
Télécharger la mémoire présenté : https://univcan.ca/fr/publication/batir-lavantage-concurrentiel-du-canada-grace-a-ses-universites/










