Le 28 janvier, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) prenait connaissance d'un rapport de Radio-Canada qui publiait des données concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle chez les personnes étudiantes, sondage menée par la compagnie SOM. Mettant en avant les grands retards du Québec en intelligence artificielle.
La FECQ y voit positivement les liens que font ces données avec les lacunes du Québec dans sa gestion de l'intelligence artificielle. Elle souhaite également rappeler que la responsabilité de l'utilisation « éthique et intègre » de l'intelligence artificielle ne repose pas seulement sur la population étudiante.
Dans une étude publiée plus tôt cette année par l'Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique, on apprend que 48 % du corps professoral des cégeps utilise déjà l'IA générative. Elle souligne également que ceux qui refusent d'y recourir privilégient souvent des méthodes dépassées, comme le retour systématique en classe, plutôt que de dépasser leurs méconnaissances. Cette situation instaure un climat de suspicion et de méfiance envers la population étudiante aux limites d'abusives selon la fédération. En s'appuyant sur ces informations, la FECQ souhaite rappeler que les personnes étudiantes ne seront pas les seules à avoir besoin d'une formation sur son utilisation et espère qu'une stratégie nationale soit instaurée rapidement.
De plus, la FECQ déplore que, malgré les nombreuses années durant lesquelles la population étudiante réclame des changements dans l'enseignement collégial que ce soit la révision des devis des cours de formation générale ou la mise en place d'une politique nationale d'évaluation des apprentissages, il ait fallu que l'intelligence artificielle bouscule la réalité enseignante pour provoquer une véritable mobilisation.
« L'intelligence artificielle a le potentiel d'être le déclencheur de grands changements en enseignement supérieur, la FECQ à seulement pour aspiration qu'ils ne désavantagent pas les personnes étudiantes, rendant les études supérieures moins accessibles, comme ça été le cas de nombreuses fois par le passé. » expose Christopher Zéphyr, président de la FECQ.
Par ailleurs, la FECQ a déjà pris les devants, puisque que ce dossier sera porté par deux de ses associations membres lors des Regroupements actions jeunesses 2026, qui se tiendront en fin février, avec le projet d'instaurer une formation nationale obligatoire sur les mécanismes d'utilisation et de considération de l'intelligence artificielle au sein de l'enseignement supérieur.









