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Briser les barrières
Véronique Leduc est la première personne sourde à occuper un poste de professeur régulier dans une université au Québec



Le mardi 14 novembre 2017

Véronique Leduc (M.A. travail social, 2011) n'a jamais aimé le mot malentendant. «Ce terme a une connotation péjorative, dit-elle. Il définit les personnes sourdes à partir de ce qu'elles feraient mal, soit entendre, et à partir d'une autre identité que la leur, celle d'entendant.» Embauchée l'été dernier par le Département de communication sociale et publique, la jeune femme est la première personne sourde à occuper un poste de professeure dans une université au Québec.

Sur la photo, la professeure Véronique Leduc signe le mot accessibilité. Photo: Nathalie St-Pierre

Il existe quatre degrés de surdité: léger, moyen, sévère et profond. Véronique Leduc est née avec une surdité qu'elle qualifie de moyenne à sévère. «Je peux distinguer les voyelles, mais pas les consonnes, que je parviens à lire sur les lèvres, explique-t-elle. La prononciation de mots similaires, comme pain, main ou bain, entraîne un mouvement des lèvres presque identique. On doit alors tenir compte du contexte dans lequel ces mots sont prononcés pour en décoder le sens. Comme quoi, entendre et comprendre sont deux choses différentes.»

La professeure a grandi dans un milieu familial et social entendant. «Dans ma famille, j'étais la seule personne sourde. En vieillissant, beaucoup de gens peuvent éprouver une perte auditive, tel mon père qui vit aujourd'hui avec une surdité légère. Mais leur expérience est bien différente de celle des personnes qui sont nées sourdes.»

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